Steinbach

Steinbach
Steinbach
Nombre habitants
1388
Maire
Marc ROGER
Adresse
19, Grand'rue
68700 Steinbach
Tél.: +33 3 89 75 40 58
Fax : +33 3 89 75 64 95

Permanences

Du Lundi au Mardi : de 09h00 à 12h00 Mercredi : de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00 Jeudi : de 14h00 à 18h00
Vendredi : de 09h00 à 12h00

Patrimoine et sites remarquables

La création de la commune de Steinbach date seulement de 1869. Depuis ses premières mentions au XIIème siècle, Steinbach faisait partie de la commune de Cernay.

C’est en en 1187 qu’il est fait mention, pour la première fois, de la présence d’un cellier et de vignes à Steinbach, sur les hauteurs de Cernay.

Le cellier de Steinbach se développa progressivement pour devenir une cour, appelée dès 1295, cour de Birlingen. Cette cour était située entre Steinbach et Cernay, alors que Steinbach n’était encore qu’un hameau.

Le premier chapelain de Steinbach est mentionné en 1297. L’église à laquelle il était rattaché fut placée sous la protection de Saint Morand, moine de Cluny, envoyé vers 1100 à Altkirch pour y introduire la réforme monastique. Ce saint, fêté le 7 juin, est considéré depuis comme le saint patron des vignes et des vignerons.

Steinbach faisant partie de Cernay, les plus grands propriétaires furent les Comtes de Ferrette. Dès 1271, les Ferrette possédaient une cour seigneuriale à Cernay. De cette cour dépendaient de nombreuses vignes situées à Steinbach et à Cernay, tandis que les Comtes de Habsbourg tenaient l’autre partie de la localité. En 1583, Steinbach fut érigé en paroisse par le pape Grégoire XIII.

Au siècle suivant, durant la Guerre de Trente Ans, qui opposa la Suède et son alliée la France à la Maison d’Autrice, la Haute Alsace fut le théâtre de massacres et de pillages de la part des diverses armées qui sillonnèrent la région. Steinbach ne fut pas épargné, et de nombreux habitants moururent, principalement à cause de la famine. Les champs et les vignes furent laissés à l’abandon.

En 1648, par le traité de Westphalie qui mit fin à la Guerre de Trente Ans, l’Alsace fut rattachée à la France et les habitants de Steinbach devinrent sujets du Roi de France.

A partir de 1663, la paroisse de Steinbach obtint à nouveau un curé à demeure. Le Roi de France ayant autorisé les étrangers catholiques à habiter l’Alsace, les Suisses furent particulièrement nombreux à répondre à cet appel et à venir s’y installer. Ces nouveaux habitants firent souche et participèrent à la remise en culture des terres laissées à l’abandon pendant la Guerre de Trente Ans.

Un siècle plus tard, la Révolution entraîna ici aussi une série d’émeutes et de pillages dont les victimes furent les nobles, les couvents, les juifs et quelques fonctionnaires. De redevances en argent ou en nature ne furent plus payées au seigneur, et beaucoup de coutumes séculaires tombèrent en désuétude ou furent abolies.

Plus tard, durant les années 1820-1830, on assista, dans le canton de Cernay, au recul de la viticulture et à l’extension de l’industrie textile. Des documents de 1837 mentionnent deux fabriques de tissage à Steinbach. Une autre source cite quatre exploitations de tissage en 1834.

C’est dans un de ces tissages que Joseph Rollin installa sa fabrique de caoutchouc en 1859. L’usine de Joseph Rollin fut appelée à prendre un essor rapide. Elle comptait parmi les plus anciennes usines de la branche en Europe. On y fabriqua des vêtements et des draps caoutchoutés utilisés dans l’impression des indiennes alsaciennes. Les fabrications s’étendirent ensuite aux articles techniques pour usages industriels (joints, tuyaux et objets moulés en caoutchouc). En 1969, Rollin rejoignit le groupe américain Grace et comptait à cette date près de 350 salariés.

L’exploitation des mines a été l’autre grande activité économique de Steinbach. Pendant plusieurs siècles on y a exploité, dans le vallon du Silberthal et sur les pentes de l’Amselkopf et du Schletzenbourg, des mines de fer, d’argent, de plomb et de cuivre. Leur exploitation a définitivement cessé en 1902.

Steinbach, comme beaucoup de villages de la région, a beaucoup souffert pendant les deux guerres mondiales. Dès la fin de 1914, de violents combats s’y déroulèrent, et le village fut conquis au corps à corps par les soldats du 152ème R.I., provoquant la fuite des habitants. En 1915, le front se stabilisa tout à proximité du village et, à la fin de la guerre, celui-ci n’était plus qu’un champ de ruines.

Pendant ma Deuxième Guerre Mondiale, Steinbach fut à nouveau à l’épreuve durant l’hiver 1944/1945, jusqu’au jour de sa libération par les troupes françaises, le 4 février 1945.